Pourquoi l’utérus?

L’utérus est le centre féminin de la force. L’utérus de la femme et ses énergies cycliques influencent sa façon de penser et de percevoir le monde.

Il change nos émotions et nos ressentis,
il change nos énergies créatives et les énergies de notre corps,
il change nos besoins, nos envies et nos désirs,
il change nos énergies sexuelles et spirituelles.

Tout cela affecte nos relations, influence notre travail, notre vie quotidienne, nos buts et nos rêves.

Il n’y a rien dans ce monde qui ne serait pas influencé par l’utérus.

Miranda Gray

Dans le monde moderne, il y a tant de choses qui nous déconnectent de notre féminité et cela laisse nos énergies arides, endormies ou refoulées. Cela n‘est guère surprenant que nos utérus et nos cycles sont en train de crier de détresse et de douleur en nous demandant de les reconnaitre. De reconnaitre leurs énergies, de les accepter, de les aimer et de les exprimer dans le monde. Quand nous nous battons contre nos corps et les énergies qu’ils possèdent, nous nous battons contre notre propre nature en tant que femmes.

Reconnaître et se reconnecter avec notre utérus, que ce soit via la bénédiction de l’utérus, la danse, les visualisations ou le travail conscient avec notre cycle menstruel nous aide à nous reconnecter à qui nous sommes en tant que femmes et à nos énergies féminines.

Cela nous aide à devenir centrées, nous apporte la sérénité, la conscience de notre nature féminine et de la force. Cela peut également nous permettre de prendre conscience qu’il y a une autre façon de vivre la vie, une façon qui est beaucoup plus en accord avec notre nature féminine.

L’utérus est aussi la demeure de l’âme féminine. De nombreuses femmes qui sont déjà sur le chemin du développement personnel et spirituel se sentent toujours déconnectées et impuissantes parce qu’elles ne comprennent pas l’importance de l’utérus en tant que le centre.

Quand ce centre-utérus est énergisé cela nous apporte la tranquillité. Nous devenons ancrées, plus conscientes de notre force et de nos dons et cela aide nos cœurs à s’ouvrir.

Je vous invite vivement à rejoindre tous ces milliers de femmes à travers le monde qui marchent sur le chemin de l’éveil à leurs énergies féminines via la Bénédiction de l’Utérus. Vous pouvez vous enregistrer pour la prochaine Bénédiction Mondiale de l’Utérus qui aura lieu le 22 décembre à  www.wombblesing.com .

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Ce texte est en grande partie la traduction d’une vidéo de Miranda Gray intitulée „Why the Womb?“ qui est librement disponible sur Youtube.

J’adore être vierge.

Je vois déjà vos sourcils se lever et je vous rassure tout de suite : je ne fais que parler du fait d’être dans cette merveilleuse partie de mon cycle où je me sens pleine d’énergie, capable de tout (et même de plus).

Ce sont les jours où j’ai l’impression d’avoir huit bras, je suis au taquet, les tâches défilent et sont adressées avec légèreté et efficacité. Dans ce moment particulier de mon cycle, j’ai besoin de beaucoup moins de sommeil, les petits problèmes du quotidien qui se dressent sur mon chemin ne me pèsent pas trop. Je me sens centrée, organisée, j’arrive à planifier pour les semaines à venir. J’aime voir les gens et leur parler. Et en plus je me sens belle et radieuse. 

Il est vrai qu’en ces mêmes jours tous ceux qui n’arrivent pas à suivre mon élan, mon énergie physique et ma rapidité mentale ont tendance à m’irriter.  Mais cette irritation ne dure pas et, tel un papillon, je passe vite à autre chose et c’est un peu « tant pis pour eux ».

Bref, c’est une période des possibles, de confiance en soi, une période où j’arrive à faire énormément de travail en très peu de temps et à faire avancer les choses.

Ce dont je vais vous parler pourrait être appelé le management cyclique.  Et cette phase où notre énergie physique est à son apogée et où nos capacités mentales sont définies par la clarté, rapidité, efficacité, s’appelle la phase pré-ovulatoire ou, pour lui donner un nom plus poétique la phase de la Vierge ou de la Jeune Fille. Elle vient, en général, 1 semaine après le premier jour de vos menstruations et dure à peu près 7 jours.

Celles qui sont familières avec les livres de Miranda Gray La Lune Rouge ou La Femme Optimale mais également celles parmi vous qui viennent danser aux séances de Loona Dance, vous savez que la Vierge incarne les qualitées et les capacités telles que la joie, l’allégresse, le dynamisme, l’élan et l’envie d’agir. 

La phase pré-ovulatoire vous permet de cultiver votre côté Jeune Fille, peu importe votre âge.

Quels sont les bénéfices dans le quotidien si vous apprenez davantage sur votre nature cyclique et ses différentes phases?

Selon cette vision du cycle menstruel, les femmes voient leurs aptitudes sociales, mentales, physiques, émotionnelles et spirituelles fluctuer au cours de leur cycle. Nous passons ainsi par 4 phases successives, durant lesquelles nos énergies diffèrent significativement, de telle sorte que nous incarnerions en quelque sorte une femme distincte à chaque fois.

Au cours de votre cycle, vos besoins et vos envies changent. Votre énergie et votre niveau de fatigue changent. Votre capacité d’être là pour les autres change. Votre niveau d’irritation vis-à-vis de vos enfants, de votre partenaire, du degré de désordre dans votre maison change. Votre ouverture au monde change. Votre capacité de contempler et de se questionner change. Et j’en passe.

On reproche souvent aux femmes d’être instables, changeantes, imprévisibles. J’ai une bonne nouvelle: c’est vrai et c’est magnifique ainsi. La femme est cyclique, l’homme est linéaire. La femme a ses quatre saisons et est aussi imprévisible que la nature.

Fortes de cette connaissance, vous pouvez comprendre pourquoi la même chose qui vous fait sauter de joie un jour (votre partenaire vous propose une sortie avec des amis), ne vous enchante pas du tout deux semaines plus tard (fous-moi la paix avec ça, je veux me blottir contre toi dans le sofa et regarder un film romantique) .

Pour ma part, le plus grand changement que j’ai pu constater est:  j’ai arrêté de culpabiliser. Au lieu de fondre en larmes à chaque fois qu’une situation ou une tâche me paraissent comme une montagne insurmontable, j’ai appris à accepter que c’était comme ça pour le moment, sachant pertinemment que cette impression n’allait pas durer.  

Au lieu de m’auto-flageller que je suis une mauvais mère (les jours où je  n’ai tout simplement pas envie de devoir m’ocupper de ma famille et tout ce que je veux est de me cacher dans mon lit et bouquiner), j’apprends à communiquer mes besoins à mes proches. Et je compense pendant un autre moment de mon cycle où je sais que j’aurai plein d’amour et d’attention à leur donner et où je m’occuperai d’eux avec plaisir.

Notre cycle menstruel peut nous servir comme une  boussole dans notre paysage intérieur changeant. Une boussole ? Et comment!

Imaginez, à quel point votre vie deviendrait plus facile si vous saviez dire à l’avance

  • quels jours vous allez être au top de votre énergie physique et mentale,
  • quels jours un rien aura tendance à vous agacer,
  • quel est le moment idéal pour prendre soin de vos relations,
  • quelle est la période optimale pour organiser, arranger, planifier,
  • à quel moment vous risquez être super critiques (ce n’est pas le moment de vouloir régler des choses avec votre partenaire, par contre pour le rangement et le tri sans pitié, allez-y.)

Comment faire? Commencez par vous observer. Créez un petit journal de votre cycle menstruel  et observez, jour après jour, comment changent les éléments suivants :

le niveau de fatigue,
la concentration,
la créativité,
l’envie d’être avec les gens,
les pensées (leur direction, leur contenu)
les émotions (leur puissance, leur nature),
les envies sexuelles,
les envies culinaires

bref, toutes ces choses (capacités, aptitudes) qui changent et ne restent pas constantes d’une semaine à l’autre.

Faites cela pendant 4 mois (4 cycles pour être exacte) et ensuite comparez tous les Jours 1 des 4 cycles, tous les Jours 2 etc. entre eux, le J1 étant le premier jour de vos règles. Je vous parie que vous allez trouver des schémas qui se répètent.

Vous allez comprendre votre rythme intérieur et prévoir quand seront vos moments optimaux pour toutes ces différentes choses qui demandent notre attention en tant que femme, mère, épouse, amie, fille, collègue et je ne sais encore.

Appliquée à la vie de tous les jours, cette connaissance de soi et le respect de vos énergies vont vous conduire vers une vie plus harmonieuse dans laquelle vous allez avec le courant de votre féminité plutôt que de nager contre lui.

Devenez consciente de la façon dont vous vivez votre cyclicité et fière d’être si magnifiquement variée. Profitez de chaque période du cycle pour cultiver les énergies qui lui sont propres, laissez s’exprimer les 4 femmes en vous.

Et dans quelque temps, regardez la femme que vous êtes devenue. Plus radieuse, sûre, centrée en elle même et ancrée. Une femme source.

Le temps de rien

Ce mercredi, une des fêtes les plus importantes de la roue de l’année nous attend. Ce qu’aujourd’hui nous connaissons sous le nom de Toussaint n’est qu’une version chrétienne d’une fête bien plus ancienne, la fête de « Samhain » qui démarquait le nouvel an celte.

On dit qu’en ce moment de l’année le portail entre les mondes s’entrouvre ou que le voile qui sépare le monde physique et le monde spirituel devient très fin.

Tout comme les forces de la vie se retirent dans les racines, nous aussi nous pouvons nous connecter avec nos racines et nous accorder un moment pour honorer nos ancêtres.

Nous allumons des bougies pour envoyer nos pensées, notre amour et de la lumière aux défunts mais aussi pour nous rappeler que même dans les journées les plus obscures notre lumière intérieure ne cesse de briller.

Ce moment se prête particulièrement bien aux contemplations sur notre propre mortalité et sur la loi de la nature que dans ce monde chaque chose a sa fin et rien n’est permanent. Pour permettre à quelque chose de nouveau de naître, ce qui est vieux, ce qui ne sert plus doit mourir.

Observer la nature, nous connecter avec les forces de la destruction et de la décomposition qui, en cette période, sont omniprésentes, peut nous conduire à un vrai lâcher-prise et à la confiance en la vie. Malgré la mort, la vie continue et ce sont uniquement  ses formes qui naissent et périssent.

La période entre le 31 octobre et le 21 décembre est une période de rien, de gestation, de silence. Une pause entre deux mondes, une apnée dans le souffle de vie. Le défi de la saison est d’atteindre, à l’intérieur de soi, cet endroit de calme et d’exister, tout simplement, là où nous sommes.

« C’est ici que nous écoutons les voix dans le feu qui grésille, la pluie et le vent. L’énergétique fondamentale de la saison est la force de vie qui se retire en elle-même pour se reposer jusqu’au renouveau. Nous entrons dans la saison sombre de l’année pour rêver et se souvenir avant de commencer à entamer notre retour après le Solstice d’Hiver. » [1]

Les forces actives dans la nature dans cette période de l’année sont représentées par l’archétype de la Vieille femme, de l’Ancienne. Elle peut paraître cruelle puisqu’elle apporte et donne la mort mais elle est profondément  sage. Elle nous montre nos ombres, les parties de nous que nous préférons ne pas voir et qui, par conséquence, agissent dans notre inconscient.

L’Ancienne nous demande de déposer nos masques, de parler à nos ombres et nos peurs et d’avoir le courage de laisser mourir nos idées de nous-mêmes et de nous accepter tels que nous sommes, ne jouer à rien et d’être vrais.

Pour vous relier aux énergies de la saison et afin de cultiver les capacités que l’Ancienne apporte et éveille en chacun de nous, vous pouvez créer des moments où vous serez pleinement conscients de ces processus dans la nature, dans votre vie et dans votre âme. Voici quelques propositions pour vous accompagner dans cette période de transition:

  • Allumez une bougie sur votre autel saisonnier ou à la fenêtre en l’offrant à ceux qui ne sont plus parmi nous. Vous pouvez prononcer leurs noms et parler avec eux dans votre cœur. Vous pouvez créer un petit autel pour vos ancêtres et leur remercier pour le cadeau de la vie qu’ils vous ont offert. Vous pouvez également leur demander le soutien – souvenez-vous,  ce sont eux vos racines et les racines tiennent et donnent la stabilité à chaque arbre.
  • Créez un petit feu dans votre jardin, avec, par exemple, une petite mandala de saison autour du feu et ensuite y brûler des petits papiers sur lesquels vous avez noté ce que vous souhaiteriez de transformer.
  • Asseyez-vous au coin du feu et demeurez un instant dans le silence, dans la solitude. Vous pouvez réexaminer l’année qui est passée. Qu’est-ce que je laisse derrière moi et qu’est-ce que je prends avec moi ? Quelles sont les leçons que j’ai apprises ? Si je devais mourir maintenant, est-ce que tout est clôturé où ai-je  des choses à terminer, à régler ?
  • Créez un masque avec des feuilles et des fruits. Il symbolise  tout ce qui n’est pas le vrai vous. Ensuite, brûlez-le avec tous les mensonges que vous vivez et que ce masque représente.
  • Dansez une danse de la terre, au rythme régulier des tambours et avec des mouvements qui, pour vous, représentent la terre, la stabilité, les racines, l’ancrage, les ancêtres. Voici deux propositions musicales:
  • https://www.youtube.com/watch?v=PxlLGTZkyjc
  • https://www.youtube.com/watch?v=MIqVg8CM1Gg

 

[1] Rituels féminins, mystéres féminins, 2006, Ruth Barret

 

L’automne est là…

L’Equinox, un moment important dans la roue de l’année. La lumière et l’obscurité sont, pour un bref moment, présentes de façon égale, la balance des énergies est en équilibre.

A partir de ce moment, l’obscurité commence à prendre de plus en plus de place. Autour de nous, en nous. Sur l’hémisphère nord, les journées s’assombrissent, l’activité, l’exubérance et l’effervescence de l’été feront place à un besoin grandissant de se retirer, de se replier sur soi-même.

Le sentez-vous? Comment votre âme réagit-elle à l’arrivée des courtes journées pluvieuses remplies de chant étrange de rafales d’automne?

Chaque année, je me sens invitée à descendre, graduellement, dans ma propre obscurité, à l’explorer, à la reconnaître et à honorer ses dons. Vous vous êtes déjà posé la question quels sont les dons de l’obscurité? Quels sont les dons de cette partie de l’année?

Chaque année, avec l’arrivé de l’automne je deviens, tout comme la plupart de gens que je connais, en quelques sorte plus introvertie. J’ai moins envie de sortir de chez moi et des questions, tout plein de questions surtout d’ordre existentiel, émergent en moi de façon plus insistante. Beaucoup plus qu’en été, je passe de longs moments en compagnie silencieuse de mes questionnements et mes réflexions, parfois au coin du feu, parfois en balade solitaire.

Je m’ouvre à la rencontre avec l’obscurité et je sais que les démons et les ombres ne seront pas loin. Au moment de l’Équinoxe, la question à me poser, le défi à relever est:

Vais-je savoir trouver suffisamment de lumière en moi pour traverser la période sombre de cette moitié de l’année, pour regarder mes ombres en face et savoir écouter ce qu’elles ont à m’apprendre?

Où dans mon âme est logé le feu et la lumière qui m’aideront à traverser la nuit, à me réchauffer et à me remonter le morale?

Aurai-je assez de courage pour laisser s’achever, partir ou même mourir certaines choses, et ceci avec sérénité, gratitude et en confiance que c’est ainsi que cela doit se faire?

Pendant les quelques semaines à venir, prenez le temps d’achever vos conserves, de sortir vos habits chauds et de prendre note des forces de la destruction qui se mettent en action et accompagnent le froid, la pluie et le vent. La nature nous invite à nous préparer pour ralentir, pour nous reposer et pour nous rencontrer nous-même .

Profitez de cette période de l’année pour remercier la lumière, le Soleil de vous avoir accompagnés, réchauffés, d’avoir nourri les fruits et les légumes de votre potager, réel ou celui de votre âme, et d’avoir insufflé la force et le feu vital aux grains de tous vos projets, rêves et démarches semés au printemps.

Remerciez pour votre récolte personnelle, pour l’abondance dans votre vie sous toutes ses formes et remplissez votre coeur de gratitude. C’est elle qui va pouvoir vous servir de torche dans les moments les plus noirs de l’année.

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Pour vous connecter à l’esprit de la saison, je vous propose la visualisation suivante (et une petite idée pour la musique). Tout d’abord, lisez le texte tout en créant et fixant les images de la visualisation et leur ordre, comme si c’était une histoire. Ensuite, mettez la musique de façon à ce qu’elle ne fasse que vous accompagner sur votre voyage sans trop prendre le dessus et commencez.

Installez vous confortablement, assise ou couchée, au calme, avec les lumières tamisées. Prenez quelques profondes inspirations que vous dirigez vers le bas de votre ventre. A chaque inspiration, votre ventre se soulève, à chaque expiration il se rétrécit. Tout en observant ce va et vient du souffle, vous continuez à respirer calmement.

Après quelques instants passés à respirer paisiblement, vous visualisez votre utérus. Avec chaque inspiration dans le ventre vous vous connectez davantage avec lui, votre matrice, votre centre de force et de créativité. Vous voyez à présent que votre utérus ressemble à un arbre avec deux branches principales et un feuillage magnifique de couleurs d’automne. Vous laissez grandir l’Arbre Utérus devant votre regard intérieur. Ses branches s’élancent vers le ciel, ces racines descendent dans les profondeurs de la Terre.

Observez le un instant. Vous réalisez que vous et votre Arbre êtes au milieu d’un jardin, avec un potager, un verger, un coin sauvage, peut-être un ruisseau. Entendez le bruit du vent dans le feuillage, sentez ce même vent caresser vos joues, souffler dans vos cheveux et vêtements. C’est une journée d’automne et partout où vous regardez il y a des fruits et des légumes.

Vous soulevez le panier qui se trouve au pied de votre Arbre Utérus et vous allez marcher dans votre jardin. Vous cueillez un peu de tout… Peut-être y-a-t il des légumes qui manquent? Les sémences n’ont pas pu germer ou peut-être vous n’en avez pas semés. Peut-être vous trouverez un fruit qui est déjà trop mûr, ou même pourri…ramassez-le et mettez le sur le tas de compost qui se trouve non loin de vous avec la conscience qu’il va devenir la nourriture pour la prochaine récolte. Continuez votre petit tour du jardin…observez…cueillez.

Retournez lentement près de votre Abre. Vous vous apercevez qu’il porte, lui aussi, des fruits. Etrangement, ce sont des fruits de toutes sortes de formes et de couleurs. Cueillez-en quelques-uns et mettez les dans votre panier.

Votre panier bien garni, asseyez vous au pied de votre Arbre. Vous pouvez appuyer votre dos contre son tronc et sentir sa présence, sa force. Contemplez votre récolte et souriez à tous ce que la Vie vous a apporté cette année. Plus vous souriez, plus votre coeur se remplit de gratitude et de joie. Savourez cette sensation dans votre poitrine. Inspirez la et envoyez la vers vos mains, vos pieds, votre tête comme si vous vouliez inonder chaque cellule de votre corps de cette sensation douce et bienveillante. Dites vous, à haute voix ou silencieusement: “Merci. Merci pour…”.

A présent, doucement, vous laissez partir l’image de votre Arbre Utérus. Vous retournez votre attention vers votre corps, vous reprenez conscience de votre respiration.

A votre rythme, vous revenez ici et maintenant. Vous commencez à bouger vos doigts et vos orteils, vous vous étirez…et quand vous êtes prêtes vous ouvrez les yeux.

 

La Bénédiction Mondiale de l’Utérus

Dans deux jours, le 26 août, la pleine Lune va une fois de plus envelopper la Terre de sa lumière argentée. A cette occasion, une nouvelle Bénédiction Modiale de l’Utérus aura lieu.

Cinq fois par an, aux cinq pleines Lunes de qualités différentes, des femmes du monde entier se réunissent, en personne ou en esprit, pour partager un moment privilégié de reconnexion avec elles-mêmes, avec la femme sacrée, la Déesse qui vit en chacune d’entre nous.

Cet événement est connu sous le nom the Worldwide Womb Blessing© (la Bénédiction Mondiale de L’Utérus) et vous pouvez y participer aussi bien dans un groupe organisé par une Moon Mother que dans un petit groupe d’amies ou encore toute seule, dans le confort de votre maison ou à n’importe quel endroit (calme) choisi.

A l’heure indiquée, après une méditation commune, vous allez recevoir, à distance, pour une durée de 20 minutes, la bénédiction. En silence, connectées à l’énergie du divin féminin qui coule vers vous et qui remplit, nettoie et bénit votre centre de femme (la région de l’utérus), vous pouvez en même temps être consciente de toutes ces autres femmes sur les 5 continents qui sont en train de faire la même chose. Chaque année, leur nombre augmente, allant jusqu’à 185 000 au mois d’avril 2018.

Entre autre, ce lien invisible de sororité dissout des blocages, soigne des blessures et renforce le centre énergétique (la région de l’utérus) non seulement chez chaque participante mais également dans l’inconscient collectif des femmes.

Personnellement, je vis ces moments comme quelque chose de très précieux, presque magique.  Cela me touche de savoir qu’autant de femmes, de tous les âges, races et milieux sociaux, tournent leur attention vers leur temple sacrée et l’honorent avec une attention bienveillante. J’estime que c’est un pas énorme pour le monde, pour nos sociétés quand les femmes deviennent de plus en plus conscientes de la nécessité de créer une nouvelle façon de voir leur corps de femme, de vivre leur féminité.

Et je ne pense pas que ce n’est là que du « bla bla » ésotérique, totalement déconnecté de la réalité. Bien au contraire. Plus il existe de femmes qui disent un « oui » ferme et sincère à tous les aspects de leur féminité, qui refusent de se laisser définir en tant que femme par leur culture, l’éducation ou leur religion, qui apprennent à reconnaître leur vraie force, à devenir ancrées, rayonnantes, chacune honorant son entourage de sa propre vibration, de son propre don, plus le monde et la Terre auront une chance de guérir.

Car si un suffisamment grand nombre de personnes investi leur énergie, leurs pensées, leur intention et leurs prières dans la même direction, la x-ième femme fera finalement pencher la balance.

 

Chaque femme qui marche avec pleine conscience sur son chemin de féminité et qui cherche avec tout son cœur à vivre qui elle est vraiment, contribue au changement de ce monde pour le mieux.

Ces femmes-là inspireront et élèveront, en tant que mère, tante, grand-mère, enseignante ou autre, une nouvelle génération de femmes et d’hommes dont la relation mutuelle sera basée davantage sur la compréhension que le féminin et le masculin doivent être connus, honorés et respectés au même degré.

Seulement la coopération entre ces deux qualités qui se complètent en création et non pas le combat qui mène à la douleur et à la destruction est la réponse à tant de questions brûlantes de notre époque.

Pour revenir à la Bénédiction de l’Utérus, j’y serai avec mon cœur et mon âme, ce dimanche le 26 août à 19h prête à recevoir en tant que femme et aussi à donner, en tant que Moon Mother. Je vous invite chaleureusement à me rejoindre, en esprit (et bientôt, pour les prochaines Bénédictions, aussi en personne), en vous enregistrant sur le site www.wombblessing.com. Cliquez sur le drapeau français et suivez tout simplement les instructions. Il est encore temps de vous inscrire.

Le jour où les menstruations ne sont pas tabou.

Le saviez-vous? Demain, les menstruations ont leur propre journée mondiale. Le MHD – Menstrual Hygiene Day  a été déclaré pour le 28 mai.

J’entends déjà certaines réactions: „C’est vraiment du n’importe quoi…“ D’ailleurs, on peut trouver toutes sortes de journées mondiales en commençant par la journée mondiale de la Terre et en terminant par celle de la mini-jupe ou encore de Star Wars. (Je découvre que le jour de mon anniversaire c’est le scrapbooking qui est mis à l’honneur et je deviens modérément jalouse quand je me rends compte que celui de ma belle soeur tombe sur la journée mondiale du baiser).

Mais de retour au sujet principal de ce petit post: je suis ravie d’apprendre l’existence de cette journée (merci Dana Sofie Šlancarová pour votre blog sur la cyclicité) et je trouve que les menstruations, leur existence, devrait être célébrée et honorées chaque jour.

Je vous vois venir: „Que fait un tel article sur un site concernant la danse?“

Celles parmi vous qui participent aux séances de Loona Dance le savent déjà, et pour les autres, je me permets une brève explication: lors de chaque séance nous travaillons avec les 4 archétypes du cycle féminin. Nous honorons notre cyclicité, nous nous connectons à notre corps, dans le lâcher prise, dans l’acceptation et ainsi, graduellement, nous changeons notre regard sur la féminité. Nous apprenons à aimer notre corps de femme et à voir les dons merveilleux (mais méconnus) qu’il possède. Le concept entier de Loona Dance est étroitement liée à notre cycle.

Et vous trouvez cette petite réflexion sur les pages de Loona Dance aussi parce que

  • je suis une passionnée qui marche sur le chemin de la féminitude saine et consciente, et que je pense que c’est mon devoir d’inspirer, où je peux, d’autres femmes, peu importe leur âge, à me/nous rejoindre,
  • je fais partie des femmes qui ont appris à se réapproprier leur corps, de se voir comme belle, bénie et magique et que jamais je ne dirai „je souhaite être un homme“,
  • je vous souhaite à toutes de vivre cet amour pour soi-même, sachant qu‘apprendre à apprécier sa cyclicité est un des chemins possibles qui pourrait vous y amener,
  • tout récemment, je suis devenue, moi aussi, une Moon Mother, initiée par Miranda Gray et que je ressens, au plus profond de moi, une seule envie: partager, avec qui veut l’entendre, la sagesse menstruelle et celle de nos utérus pour ne plus qu’on se transmette, de mère à fille, l’idée que le cycle menstruel est un fardeau, une malédiction, un mal nécessaire, une affaire salissante et embarrassante, mais bien au contraire, qu’il s’agit là d‘une bénédiction.

Et surtout parce que depuis le temps que je travaille avec les femmes qui me partagent leurs histoires, je me rends compte combien c’est important de communiquer et d’aborder ce sujet dans tous les domaines de nos vies et avec tout ceux qui nous entourent.

Car plus les femmes se connaissent, s’ouvrent et se permettent, enfin, d’être elles-mêmes, plus cela amène de compréhension dans nos relations. Des douleurs, des chagrins et des malentendus se dissipent et le soulagement, la douce paix intérieure s’installent dans nos coeurs.

Appelez moi idéaliste si vous voulez…mais j’y crois, je le vis au quotidien et à mes deux filles je choisis de transmettre la fierté d’être une femme.

 

 

La nouvelle lune en moi

C’est le jour de la nouvelle Lune. Je la sens dans mon corps. Depuis peu de temps, mon cycle s’est aligné sur celui de la Lune. Quand elle se cache derrière son voile mystérieux, pour mourir et renaître une fois de plus, l’enchanteresse en moi cède la place à la vieille femme sage.

Il fut un temps où je redoutais son arrivée. La fatigue, l’impression que tout est une montagne insurmontable, l’incompréhension pourquoi je devenais d’un seul coup aussi faible et en manque d’énergie ou d’envie de sortir et de faire mille et une choses comme je étais habituée.

Depuis que j’ai appris à comprendre le cycle menstruel de la femme et à le voir non comme un pénible fardeau mais comme un don et, en quelque sorte, une boussole pour mieux m’orienter dans mon paysage intérieur, je salue l’arrivée de la vieille femme en moi, je m’y prépare et récemment j’ai pu constater qu’en fait je m’en réjouis.

En quoi cela peut-être chouette, me demanderiez-vous peut-être. Eh bien, tout simplement, je m’autorise à ne rien faire, sans culpabiliser. Si la petite voix dans ma tête (celle de mon éducation, de mon conditionnement socio-culturel et de mon critique intérieur) apparaît, je lui dis «Salut mon petit, je te vois mais là j’ai pas besoin de toi pour le moment. Va jouer, merci et au revoir ».

Le monde a besoin de savoir ne rien faire. Car faire, faire et encore faire mène à l’épuisement, c’est une vérité si simple qu’un enfant pourrait vous le dire. Après le travail, le temps de repos. Après l’énergie ardente du  feu de printemps, après l’abondance juteuse et la joie extatique de l’été et après les récoltes et les vents transformants de l’automne, l’hiver arrive. Le temps de rien. Le temps entre la mort et la nouvelle vie. Le temps où tout se passe en-dessous de la surface. La vie se retire à l’intérieur, la Terre se repose.

De la même manière, à chaque période des lunes, mon corps m’invite à l’introspection, à la réévaluation, au tri. Voilà ce qui est réjouissant pour moi. C’est un moment propice pour lâcher les choses qui ne nous servent plus, pour laisser mourir et faire de la place. Mon corps se nettoie pour redevenir à nouveau la terre fertile. Il en est de même avec mon âme et mon esprit. Je m’allège, je jette sans pitié, je coupe les ficelles invisibles qui m’attachent énergétiquement à des choses qui sont passées, mourantes, je dénoue, je laisse partir.

Et surtout, je contemple. Je me blottis sur mon sofa devant le feu ou, quand il fait bon, je m’installe dehors sur le banc. Emballée dans mon plaid, une tasse de tisane dans les mains, je reste assise, en silence, dans un état d’observation. Je regarde le monde autour de moi courir mais son effervescence ne m’atteint pas.  J’observe l’agitation en moi, sans m’y accrocher et graduellement le silence et la paix s’installent en moi. Je les savoure. Ils m’apportent une sorte d’objectivité limpide. Pendant quelques instants, je découvre en moi la capacité de ne pas être trop attachée à mes émotions, à mes soucis quotidiens.

C’est exactement comme ça que j’imagine une très vieille femme qui a vécu, qui a tout vu, qui a aimé, pleuré, qui a connu la joie, la réussite, l’échec et la perte, qui est tout simplement là, déjà un peu détachée du monde car elle sait que tout est passager et sujet à la disparition. Elle sait que la vie contient en elle la graine de la mort et vice versa. Et cela ne lui fait pas peur.

Voilà pourquoi nous avons besoin de reconnaître la puissance, la vraie valeur et l’utilité du temps des menstruations. Voilà, pourquoi nous devrions honorer les femmes d’un âge vénérable. Ces femmes-là et toutes les femmes qui menstruent consciemment rêvent pour le monde, pour leurs communautés et leurs familles. Et à leur “retour”, elles apportent les fruits de leur visions, de leur introspection, de leur regard objectif et de leur intuition pour savoir à quoi dire «oui» et à quoi dire «non».

Mes chères femmes, soeurs, amies et les inconnues, n’ayez pas peur d’embrasser cette partie de vous-même et d’un faire une meilleure connaissance. Elle vous apportera plus d’harmonie, de compréhension vis-à-vis de vous-mêmes, de votre entourage et du monde et surtout de la sérénité et du respect pour vous en tant que la femme.

Le pouvoir du temps pour soi.

Parfois, avant d’arriver à la séance de danse ou au cercle de femmes, il m’arrive de ne pas être en top forme et de bonne humeur. Je viens remplie d’émotions, fatiguée et si on me demandait comment je vais à ce moment-là, je dirai que rien ne va, que c’est dure pour le moment, que ceci ou cela…

Deux heures plus tard, je suis une autre femme. Sereine, bien dans ma peau. Je ne suis pas toute seule, car ce sont ces mêmes paroles que j’entends pratiquement de chaque femme qui est présente. “J’ai hésité à venir car je me sentais très fatiguée. Maintenant je me remercie de l’avoir fait. Je repars rechargée, apaisée, je suis bien…”

 Mais quelle est donc cette recette magique qui fait qu’en deux heures, le monde est à nouveau beau et la vie vaut la peine d’être vécue? Le temps qu’on accorrde à soi. Le fait de s’autoriser un moment pour se recentrer  et pour se retrouver.

 Quand nous sommes trop prises par les demandes de la vie de tous les jours, nous nous oublions. Nous nous éparpillons et nous nous laissons vider de notre énergie, que ce soit par des gens où par des situations. Trop souvent nous oublions que de notre attention et de notre énergie il en faut aussi pour nous.

Alors , il arrive des moments où on ressent le besoin d’être acueilli et écouté, sans conseils, sans solutions et sans réponses à nos questions. Juste un espace où on peut se poser pour s’abandoner à ce que l’on ressent et pour se connecter à la femme que l’on est vraiment, dans sa fragilité et sa vulnérabilité. Un lieu et un temps où l’on peut lâcher prise sans peur de perdre pied car on se sent en sécurité.

Dans cet espace nous n’avons aucune attente et rien n’est attendu de nous.  En descendant de notre tête dans notre corps, par exemple par le mouvement et par la respiration conscients, nous retrouvons notre force, nous revenons à nous, dans notre centre.

Ainsi ancrées, nous sommes capables de prendre du recul par rapport à ce que l’on traverse. Nous devenons plus objectives et nous sommes capables de voir les choses dans une perspective plus large. Soudainement, nous voyons de nouvelles connexions entre les faits, auparavant cachées car voilées par les nuages de nos émotions. En quelque sorte, en s’enracinant et en se recentrant, nous avons la capacité de changer le monde. Et souvent les réponses et les solutions arrivent toutes seules.

N’oubliez pas de remplir votre invisible cruche d’énergie  de temps en temps. Pour pouvoir mieux donner, il faut savoir donner à soi, sans culpabiliser.

Et en tant que femme, rien de tel  pour faire le plein d’énergie qu’une balade dans la nature, danser et chanter, seule ou avec d’autres femmes, travailler avec la terre ou laisser s’exprimer son feu créatif dans la peinture, la couture, la cuisine ou toute autre chose où vous ne voyez pas le temps passer et qui vous rend heureuse. 

Loona Dance, la danse de l’utérus.

« Si notre corps est un temple, son autel doit être l’utérus. »

 Du point de vue occidental, l’utérus est “un organe de l’appareil génital de la femme et des mammifères femelles,[…] destiné à héberger l’œuf fécondé jusqu’à son complet développement et à l’expulser au terme de la grossesse.(def.Larousse)

Selon le taoisme, l’utérus est l’endroit où nous donnons de la force et la vie également à nos enfants spirituels, c’est à dire nos idées. Dans cette vision du corp humain, l’utérus est notre centre de créativité, de force et de sagesse profonde. Le taoisme l’appel aussi Le Palais Céleste.

 « Tout utérus est un organ vivant et sensible. Chaque femme trouve accès à son Palais Céléste à son propre rythme. Ce procesus requiert de la détermination, car la femme entreprend alors une démarche allant à contre-courant de la conscience collective. Mais seule celle qui remonte le courant trouvera la source. »

Maytrei D. Piontek, Les secrets de  la sexualité féminine

D’après cette auteur, l’utérus est l’endroit privilégié de notre corps où les émotions négatives et les informations de l’inconscience collectif vont s’accumuler. Si nous ne prêtons aucune attention à notre utérus, si nous ne nous en occupons pas, tout ce qui s’y s’est enfoui agira comme une sorte de poison pour notre organisme. Je vous laisse imaginer les manifestations.

Pendant les séances de Loona Dance, nous travaillons principalement avec la région du bassin, notre chaudron alchimique. Pendant toute la séance nous restons en contact conscient et actif avec notre utérus. Et ce faisant,  nous prenons non seulement énérgetiquement soin de lui mais nous transformons également notre relation avec nous mêmes en tant que femme.

 

Ici, la danse devient un outil pour développer une féminitude saine et consciente dans tous ses aspects : la dynamique, la sensualité, l’allégresse, la douceur, la fragilité, le soutien, la compassion, la créativité, la force… Les mots que j’entends le plus souvent à la fin de la séance sont: «Je me sens renforcée, déténdue, en connexion avec moi-même et sereine.»

Bien sûr, la danse n’est qu’un des moyens possibles pour renforcer notre utérus. Certains exercises et techniques du Tao Yoga, le Qi Gong ou des visualisations comme celles proposées par Miranda Gray dans son livre La Lune Rouge peuvent également nous aider à entrer en contact avec nos trésors féminins.

Cependant, pour la femme la danse reste une des façons les plus naturelles et les plus directes d’entrer en contact avec son corps et de se connecter avec son essence.

Osez la danse.

La danse est veille comme l’humanité. Elle était un moyen d’exprimer notre connexion avec la nature et ses rythmes, un moyen de célébrer les événements dans la vie de l’individu comme dans celle de la communauté entière. Elle était également un moyen d’exprimer son vécu profond là où les mots faisaient défaut.

Aujourd’hui, il y a très peu de danse dans la vie des communautés occidentales. Danser avec nos enfants, nos proches et nos amis et même avec des inconnus pour célébrer des moments spéciaux tels qu’une naissance , une fête dans la roue de l’année ou celle du village, tout cela n’a pratiquement plus de place dans notre société. Personellement, cela me manque.

Souvent, lors des événements cités ci-dessus, je vois les gens gênés à l’idée de devoir bouger devant les autres. Ils vont plutôt boire un verre au bar. Ce que j’ai aussi constaté à maintes reprises, c’est qu’il y a presque toujours un petit groupe de personnes qui ont très envie de danser. En général, ce sont les femmes. Leur corps a envie de réagir aux vibrations de la musique et après un moment d’hésitation elles se mettent à danser. Mais elles se sentent vite mal à l’aise car elles se sentent observées et ont peur d’être jugées.

Rares sont les moments où j’ai vu une personne plonger dans la danse et se moquer complètement du reste. On cache la nervosité derrière de petits rires, on grimaçe, on fait comme si on était cool avec ça… mais en fait, on est tout sauf cool. On poursuit un peu mais on est tellement conscients de notre image qu’on abandonne après queques chansons. Ah, les apparances…

Eh oui, la danse dévoile. Elle nous met à nu car la façon dont on bouge notre corps montre à quel point nous sommes connecté et à l’aise avec nous mêmes. Nous nous sentons plus vulnérables, car intuitivement, nous savons qu’un corps qui bouge raconte la vérité.

A moins que vous faites partie de ceux qui, peut-être avec l’âge et grâce à leur vécu, se moquent complètement de ce que l’on puisse penser ou raconter d’eux. Un lâcher prise réel, la passion et l’enthousiasme d’une personne sont contagieux. Et c’est comme ça que parfois, d’un seul coup, la piste est pleine. Au moins pour un moment. Et l’air vibre d’une énergie bienfaisante et de joie. En ce qui me concerne, c’est une façon extraordinaire de recharger ses batteries.

Et puis, la danse guéri et transorme. Danser sa joie, sa colère, son chagrin ou toute autre émotion nous donne un moyen d’entrer en contact profond avec nous mêmes et avec le paysage complexe de notre âme. Nous pouvons plonger dans les émotions les plus puissantes sachant que le carde de la danse est sécurisant. Ce qui doit sortir sort en movement. Plus important encore, en bougant nous entrons directement dans le processus de la transformation.

En dansant, nous devenons les acteurs actifs de notre propre procéssus de guérison. Renforcée par l’énérgie de groupe, la danse peut mener jusqu’à des expériences catarthiques.

Que ce soit votre joie ou votre rage, votre légérté d’être ou votre profond désespoir, osez la danse. Vous en sortirez renforcés, plus connectés à vous même et plus conscients de vos propres ressources.