Qui suis-je

Lenka est le prénom que ma maman a choisi pour moi après être tombée amoureuse d’une chanson. Je suis une femme Slovaque qui, un beau jour il y a presque 6 ans, s’est retrouvée dans les Ardennes belges par amour pour un autochtone rencontré 8 ans auparavant.

Je suis la maman de trois enfants et aujourd’hui je me considère être une femme épanouie, libre et en paix avec moi-même. La danse et le chant m’accompagnent depuis ma plus tendre enfance. Jusqu’à ce jour, c’est quand je danse et quand je chante que je me sens la plus rayonnante et vivante, la plus vraie.

C’est ma façon de communier avec le divin autour de moi et en moi. Il me suffit d’entendre quelques notes de musique et mon corps répond instinctivement. Il se met à bouger et je le suis.

A un moment donné de ma vie, la danse sous forme de ce nouveau concept qu’est Loona Dance m’est devenue un guide précieux sur mon chemin de femme. C’est grâce à elle que j’ai enfin pu transformer les blocages, préjugés ou programmes que j’avais déjà su nommer mais qui ont continué à me suivre et à me causer beaucoup de peine pendant des années.

L’année où j’ai trouvé Loona Dance, j’ai dansé mes blessures et douleurs, j’ai dansé mes chagrins et ma rage, j’ai dansé mon pardon et ma réconciliation avec mon ombre. Pleinement consciente du proccessus. J’en suis sortie en amour avec moi-même, forte de connaissance de mes propres forces et ressources.

C’est avec la danse que j’ai su le mieux entrer en contact avec les différéntes qualités féminines en moi. J’ai appris à reconnaître, cultiver et appliquer dans ma vie quotidienne les énergies et la sagesse de mon cycle menstruel. La danse, la méditation et les rituels du féminin sacré sont devenus des outils pour me reconnecter avec la sagesse de mon corps. Une sagesse que personne ne nous aprend à l’école. Celle de nos ancêtres. Celle de la Terre et des étoiles.

Aujourd’hui, j’accompagne les femmes sur leur chemin vers elles-mêmes. Lors des séances de danse, certaines viennent simplement pour se reposer et se recharger les batteries. D’autres s’ouvrent à leur intuition et partent avec les réponses à leurs questions ou avec un regard changeant sur leur féminitude. Certaines femmes vont encore plus loin et permettent à la danse d’ouvrir en elles des endroits niés, des douleurs et émotions refoulées et leurs capacités insoupçonnées. Elles me disent qu’elles se sentent enfin belles et fières d’être femme.

C’est là un de mes plus grands souhaits. Que nous puissions vivre notre féminitude de façon fière et joyeuse. Au lieu de continuer à transmettre des modèles, des images et des préjugés avec lesquels nous avons grandi, je rêve qu’nous puissions chacune devenir consciente et transformer ce baggage inutile qui cause tant de dégats dans toutes nos relations, y compris celle que nous avons avec soi-même. Et que, par la suite, nous puissions créer de nouveaux modèles et servir d’inspiration à nos filles et à toutes celles qui viendront après nous.