Pour la femme, la danse est un remède

« Je ne me rendais pas compte à quel  point la danse et la femme étaient liées », partage Pauline après avoir participé à l’atelier destiné aux mamans et leurs filles.

Les joues roses, son regard pétillant, sa posture détendue – je ne la reconnais pas. Je connais Pauline en tant que la maman dévouée de deux enfants, avec un partenaire très occupé qui, selon moi, a un regard fort traditionnel sur les responsabilités de la femme et de l’homme au sein d’une famille. Tout ce qui  concerne le bon fonctionnement du ménage et les enfants est simplement laissé à charge de son épouse, point.

En plus d’être maman, Pauline est architecte presque à temps plein. Autant dire, qu’il lui reste très peu voir aucun temps pour elle.

La femme que je découvre lors de l’atelier est si différente de celle que je connaissais jusqu’à ce jour-là. Pleine de feu, de vie et de jus. « Je ne te savais pas une si bonne danseuse »  je lui avoue à la fin, émerveillée devant la belle énergie que j’ai pu entrevoir en elle.

« Et regarde la carte que j’ai tirée », me dit-elle timidement, en me montrant l’image de Pélé, la déesse hawaïenne. Avec les cheveux détachés, la poitrine dénudée, dans une posture qui exprime à la fois sa puissance et sa sensualité, un volcan en arrière-plan et les couleurs rouge, orange et noir, cette carte est une parfaite représentation de la passion et du feu que j’ai vu chez Pauline ce jour-là.  « Ah, carrément ! » je suis obligé de sourire.  « Mais cela ne me surprend plus du tout après ce que j’ai vu aujourd’hui.»

Après un petit moment de silence je lui demande : « Où dans ta vie manifestes-tu cette merveilleuse partie de toi ? Où as-tu des occasions pour la nourrir, en prendre soin et la montrer ? »

Pauline fait un petit “hm” mais ne répond pas. Elle sait, tout comme moi, que cette femme-là, cette magnifique déesse qui inspire de l’admiration, qui est l’expression de son potentiel créatif, de sa force, n’est que rarement relâchée des confines des masques qu’elle porte dans la vie de tous les jours.

« Je comprends maintenant pourquoi quand je suis toute seule j’ai juste envie de mettre la musique à fond et danser comme une folle. » dit Pauline.

Une fois de plus, je suis témoin du fait que pour la femme la danse est presque indispensable et qu’elle peut agir comme une porte d’accès à la connaissance de son véritable soi.

Chose connue, la danse a de nombreux bénéfices.

Exercice cardiovasculaire par excellence, elle renforce et tonifie nos muscles, améliore notre coordination  et l’équilibre.

Grâce aux endorphines qu’elle libère dans nos corps, la danse aide à réduire le stress et à nous remonter la morale.

Elle nous recharge, revitalise et nourrit notre joie de vivre. Elle nous aide à nous détendre et, quand le mental prend trop le dessus, elle nous aide à redescendre dans notre corps.

Elle est agréable et  amusante, elle peut devenir un moyen de socialisation et aider à tisser les relations.

Mais la danse est aussi un remède.

Utilisée consciemment, elle peut devenir un medium pour libérer les émotions accumulées. Le chaos s’apaise et les émotions coulent et sortent du corps par le mouvement. Reconnues, travaillées et transformées. On sort d’une pareille expérience énergétiquement nettoyé, le système nerveux désencombré du stress qui, autrement, se serait logé quelque part  dans notre corps sous forme de crispation, de tension, de raideur ou dans les pires de cas sous forme de maladie. Nous devenons acteurs de notre propre guérison.

La danse nous aide également à nous reconnecter avec les parties de nous-mêmes que nous avons refoulées, niées, bannies, peu importe pour quelles raisons. Quand nous dansons, nous entrons dans un espace où nous pouvons, en toute sécurité, nous autoriser à aller à leur rencontre.

Loona dance a été créée pour les femmes justement dans ces buts-là. Pour les aider à se détendre, de se nettoyer énergétiquement et de transformer les émotions négatives liées surtout à la féminité et à la sexualité.

Loona Dance invite chaque femme à reconnaître en elle et à donner leur juste place aux qualités qu’on appelle féminines. Ainsi, elle permet aux femmes, qui aujourd’hui sont beaucoup trop souvant dans leur polarité masculine (le fonctionnement de cette société oblige) de se réapproprier de leur vulnérabilité et de leur fragilité.

Ainsi, les femmes se reconnectent avec leur douceur, osent explorer leur sensualité. Elles goûtent à leur feu intérieur et prennent connaissance de leurs limites et leurs forces. Ou encore, elles retrouvent la légèreté et l’insouciance de leur jeune fille intérieure.

Cela varie d’une femme à l’autre mais une chose est certaine. Après avoir été en contact avec tous ces différents visages de soi-même, peu à peu les femmes commencent à s’autoriser à les montrer et à les vivre en dehors de la salle de danse.

Tout cela change graduellement leur estime et l’amour de soi. Elles apprennent à faire confiance à leur sagesse intérieure et à vivre la vie plus en accord avec qui elles sont vraiment. Plus détendues et présentes dans leur bassin, à l’écoute de leurs besoins, certaines d’elles et ancrées, elles rayonnent et inspirent.

Oui, la danse peut faire tout cela et c’est une transformation magique à voir.

Qu’est-ce que le nettoyage de printemps et la réalisation de nos rêves ont en commun?

Les rayons de soleil se font de plus en plus abondants, la douceur cachée au fond de l’air toujours frais ne laisse plus aucun doute. Le printemps est bel et bien là. Avec lui, l’élan, l’envie d’agir, de s’ouvrir au monde. Une nouvelle énergie, celle des nouveaux débuts.

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Invariablement, chaque année au printemps je me sens saisie d’une envie puissante d’ouvrir grand les fenêtres et de me débarrasser de la moitié de mes/nos possessions. Je rêve de pouvoir ouvrir toutes les armoires et vider, trier, alléger. Parfois j’y arrive.

Souvent, lorsqu’on voyage, je me rends compte à quel point je suis bien avec juste quelques morceaux d’habits, mon ordinateur pour travailler, m’instruire et lire, quelques petits objets importants ou indispensables et de l’argent pour assurer de quoi manger. Je me sens libre, légère.

De retour à la maison, je me sens souvent comme assommée par la quantité de choses qui m’entourent. Drainée par le fait qu’il demandent tant de mon attention et d’énergie.

Je suppose qu’avec trois petits enfants dans une grande maison ce n’est pas toujours chose facile, même si on réfléchit trois fois avant d’acquérir quelque chose de nouveau. Malgré nos efforts de limiter les arrivées de nouveaux objets – vêtements, jouets, livres, babioles, électroniques, meubles, objets de saison, choses offertes – on accumule.

Nos fréquents déménagements ont fait que nous avons quand même beaucoup moins de choses que la plupart de nos amis. C’est d’ailleurs une excellente façon pour apprendre à ne pas trop s’attacher aux possessions matérielles. Et cela permet de garder une certaine fluidité dans les va et vient des objets dans nos vies.

C’est bien beau tout cela mais quel est le rapport avec les rêves?

Vous avez envie d’un nouveau travail, de réaliser un projet, de trouver un nouveau partenaire, de maigrir…et vous n’y arrivez pas, vous avez l’impression d’être coincée. Vous sentez qu’il faut effectuer un changement intérieur afin qu’un changement s’opère dans votre vie.

Réaliser ses rêves signifie relever des défis, s’obliger à sortir de sa zone de confort, dépasser ses limites, oser faire les choses différemment. Et cela signnifie changer. Mais à moins d’avoir une sacrée motivation, il est dur de se changer soi-même. On a du mal à changer ses vieilles habitudes,sortir des sentiers battus et laisser partir les choses connues.

Souvent, au niveau de notre mental on sait ce qui serait nécessaire de changer. Mais on y arrive pas. On cherche pourquoi, on arrive même à conscientiser les blocages ou les croyances limitantes qui nous empêchent de faire la transformation nécessaire pour atteindre nos objectifs. Toujours rien. Alors, on se bat avec la sensation d’être nul, de ne pas savoir par quoi commencer, on “s’autoflagelle”.

Et si vous commenciez par l’autre côté?

J’ai appris que dans ce cas de figure, une technique qui fonctionne bien est de commencer par des changements extérieurs. Si vous sentez que vous voulez avancer dans la vie, modifiez votre espace extérieur. Nous sommes influencés par l’espace dans lequel nous vivons et si celui-ci est encombré, la fatigue, la sensation de stagnation ou d’impuissance s’installe en nous.
Notre espace extérieur et notre espace intérieur sont intimement liés.

Vous pouvez commencer par éliminer les objets qui se  trouvent au fond de vos armoires ou ramassent la poussière sur les étagères.  Parfois des sentiments émergent mais demandez vous simplement: “Ai-je vraiment besoin de ça? Qui j’étais quand cet objet est venu dans ma vie? Me soutient il sur mon chemin?”

“Si vous avez besoin de bouger en avant et de faire des changements, n’attendez pas que cela se passe tout seul. A la place, créez l’espace pour les changements. Jeter les vieilles choses signifie laisser partir le passé et faire de la place aux nouvelles opportunités.”


Stanislava Mrazkova
Laissez partir, tout simplement

Imaginez la vie comme un récipient dans lequel nous savons mettre une certaine quantité de contenu. A un moment donné, plus de place. On voudrait continuer à le remplir plus mais plus rien ne vient.

On a beau semer des intentions à chaque Nouvelle année. Tant que notre espace actuel reste rempli de choses, de gens, de situations, présentes ou passées, auxquels on s’accroche à tout prix, rien de nouveau viendra.

source: http://piscesdragonphoenix.blogspot.com

Si toutes ces choses prennent déjà quasi la totalité de notre énergie et de notre attention au point de nous sentir éparpillés, comment veut-on réaliser des rêves qui, selon mon expérience, nous demandent tout entiers, présents, attentifs et au taquet?

Je n’ai plus rien à mettre!

Avez vous remarqué que quand vous rangez votre garde robe il y a souvent des pièces que vous aimiez à une époque mais qui ne vous parlent plus du tout aujourd’hui? Vous avez changé et vous sentez intuitivement que certains habits ne vous correspondent plus. Ils ont l’énergie de votre vieux “moi”, des anciennes situations mais vous avez changé depuis et vous n’avez pas forcément envie d’y retourner.

Le fait que nous, les femmes, nous trouvons régulièrement devant notre armoire avec ces mots d’exaspération qui font objet de nombreuse blagues est tout simplement l’expression de cette sensibilité. Intuitivement, nous savons que les choses qui nous entourent doivent correspondre à qui nous sommes maintenant.

Une petite note pour les âmes écologiquement sensibles: non, je n’incite pas à la surconsommation de biens. Moi-même je suis partisane de l’idée de donner une deuxième vie à tout ce qui ne me sert plus au lieu de jeter et de remplacer bêtement.

La couverture du livre de Cassia Glass, source: amazon.com

Les vêtements qui, pour moi, symboliseraient le retour dans quelque chose que je ne veux plus dans ma vie, pourront faire plaisir à une autre femme qui les “chargera” d’une nouvelle histoire.

Et moi, je ne suis pas constamment ramenée et attachée au passé par le fait porter les habits juste parce que je les ai dans l’armoire et que je me sens coupable de ne plus les vouloir.

Alors, je donne, je revend et cela crée un flux d’énergies où le vieux fait place au nouveau. Un flux que devrait être facile et naturel pour nous tous. Car la Vie est en constant changement et les cycles de la nature ainsi que les cycles de nos corps nous le rapellent sans cesse.

Qu’est-ce qui peut vous soutenir, ici et maintenant?

C’est la même chose pour les objets de décoration, les accessoires et le réarrangement des meubles dans la maison. Il ne s’agit pas d’un caprice féminin mais d’un ajustement intérieur aux changements qui ont lieu dans nos vies. Il s’agit de vivre en accord avec soi-même, de créer un espace qui nous nourrit et nous soutient dans notre chemin.

Faites confiance et suivez votre intuition pour créer un espace qui est juste pour vous. De quoi avez-vous besoin pour vous soutenir sur le chemin vers vos rêves? Pour vous ancrer dans les changements par lesquels vous avez besoin de passer? Votre réalité extérieur peut vous y soutenir.

Le printemps est là avec ses énergies de changements et de nouveaux débuts. Laissez-vous inspirer et faites venir un bon vent printanier dans vos armoires, tiroires, étagères et dans votre vie. Osez décider à quoi vous allez dire au-revoir. Toute la nature vous y soutient.

Je vous souhaite beaucoup de joie, de légèreté et de liberté avec chaque nouvel espace que vous allez créer et beaucoup de moments d’émerveillement en observant comment ces espaces se remplissent de choses nouvelles, de choses rêvées.

Quand l’Enchanteresse parle

“Si j’avais vécu quelques siècles plus tôt, j’aurais probablement fini sur le bûcher. “, est la première pensée qui a traversé mon esprit alors que je m’observais pendant ma crise de rage, il y a une dizaine de jours. Une chose qui ne m’arrive pas très souvent mais quand cela se passe c’est presque toujours au même moment de mon cycle (comme me le confirme mon journal cyclique que je fais depuis presque un an maintenant).

Dans l’Enchanteresse , la rebelle en moi est intenable. C’est en rangeant furieusement, un après-midi pluvieux au milieu de la semaine, avec la musique techno à fond que, soudainement, une partie de moi s’est arrêté net et a constaté: ” Mais en fait, cette musique qui t’arrache les oreilles elle est là pour couvrir ce qui crie au fond de toi…”

Eh oui. Je ne suis pas bien, mais je ne veux pas le savoir, ni l’entendre et pour fuir j’espère réduire au silence la petite voix qui essaie d’attirer mon attention sur mon mal-être. Je la noie dans les rythmes déchaînés de techno des années 1990s et avec beaucoup d’agitation extérieure.

Puis je m’arrête. J’arrête la musique, je prend mon courage et j’essaie de m’obliger à l’écouter. Je sais qu’en ce moment, via des images et des sensations, l’Enchanteresse fait émerger de mon inconscient tout ce qui gratte, ce qui coince, ce qui dérange, ce qui gêne… Que veut-elle me dire? Crotte! Juste pas envie de l’entendre! Je me sens nulle! Je crie un coup, je jure comme un charretier puis je me remets à nettoyer avec encore plus de détermination. La musique à fond, je frotte, je pleure, je m’écroule, je me relève, je crie à nouveau.

Je me rends compte que cette musique (si on peut appeler ça comme ça) correspond parfaitement à l’agressivité et à la colère qui m’habitent depuis deux jours, que je veux repousser et qui, comme un volcan longtemps endormi, se sont réveillées. Plus moyen de les ignorer.

J’arrête une fois de plus le techno de ma jeunesse, je laisse les larmes couler et dans le silence je secoue les couvertures par la fenêtre. Je commence à me calmer pendant que je lave énergiquement le parquet mais au moment où je me lève, je me cogne la tête contre l’armoire. Un sanglot s’échappe d’entre mes dents serrées, suivi d’ un deuxième juron. Je tape le torchon par terre et je commence à rire à gorge déployée. Je me sens hilare, tout à coup. Vous comprenez maintenant pourquoi je suis contente d’être toute seule à la maison et née à notre époque…

La paix s’installe graduellement. J’abandonne le nettoyage, je sors ma tête par la porte pour prendre quelques gorgées d’air frais et puis je m’assois.  L’enchanteresse sait que je l’écoute, enfin.

La compréhension me vient presque immédiatement. Depuis un certain temps, je me sens piégée dans les soit disant “justes” et “bonnes” façons de vivre, de travailler, d’être mère, d’être épouse et je ne sais tout quoi. Et même si pendant les autres phases de mon cycle je sais négocier avec la rebelle en moi et la faire taire, quand c’est le tour de l’Enchanteresse de venir habiter mon corps tous mes arguments perdent en puissance, elle ne veut rien entendre et me pousse dans mes retranchements avec une question simple:

“Où est-ce que tu ne t’autorises pas à être vraie? Quelle partie de toi n’oses-tu pas vivre et assumer pour qu’elle revienne, telle une ombre, remplir ton esprit,ton coeur et ton corps avec cette rage, cette frustration et cette agressivité?

Et les réponses viennent presque tout de suite parce que,  au fond, je les portais en moi tout ce temps. Mais elles sont confrontantes avec ce qu’est ma vie maintenant et c’est à moi de trouver des façons créatives et non destructrices de prendre soin de cette partie rebelle, désireuse de liberté, magnifiquement sauvage, créative et inspirée  en moi.

Les énergies de l’Enchanteresse sont fascinantes et,  à la fois, font souvent peur. Les réactions émotionnelles fortes et incontrôlables, le fait que certains circonstances et situations qui sont acceptables le reste du mois deviennent soudainement intolérables et déclenchent des crises de nerfs, tout cela est notre inconscient qui nous signale qu’il y a quelque chose à voir, à résoudre en nous-mêmes.

Ignorer sa voix serait passer à côté d’une merveilleuse occasion de comprendre, de mieux se connaître, d’accepter et de guérir les aspects problématiques de notre personne. C’est aussi une opportunité d’identifier ce qui nous manque dans notre vie pour nous sentir vraies, épanouies et de déterminer quels sont les besoins et les désirs qu’on peut, ensuite, adresser avec des actions appropriées lors de la prochaine phase dynamique, dans la phase de la Vierge.

Cultivons la conscience et la connaissance de nos énergies changeants. Nous les vivons chacune à notre manière, mais elles sont là chez nous toutes. A nous d’apprendre à reconnaître les rythmes de nos corps. Acceptons leurs dons, acceptons le fait que nous sommes changeantes, comme la Lune. Une, toujours la même et pourtant chaque jour un peu différente. En acceptant notre nature cyclique, nous cultivons également la capacité d’embrasser les changements dans notre vie, avec grâce et légèreté et nous créons ainsi une vie plus harmonieuse, plus satisfaisante et plus en accord avec le fait que nous sommes nées femmes.

 

Les résolutions du Nouvel An – comment y arriver pour du vrai (pour femmes uniquement :-) )

Au Nouvel an, les bonnes résolutions nous semblent toujours une bonne idée. Quelle meilleure date pour de nouveaux débuts si ce n’est le premier jour d’une nouvelle année?

Toutefois, pour certaines d’entre nous, une ou deux semaines après la résolution (et pour certaines c’est même juste quelques jours après le début du Nouvel An) il paraît impossible de les tenir. “Je vais maigrir”, “je vais arrêter de fumer”, “je vais commencer à faire du sport”, “je serai une meilleure personne” et “cette année je réaliserai enfin mes rêves” – tout cela prend la poudre d’escampette dans l’obscurité du mois de janvier.

Pire encore, pour beaucoup d’entre nous nos résolutions sont condamnées à l’échec avant même d’entrer dans la nouvelle année. Comment est-ce possible ? Parce que nous essayons de commencer un nouveau projet au mauvais moment de notre cycle!

Le cycle menstruel cache en lui ce qu’on appelle des moments optimaux. Ce sont les jours avec certaines capacités, aptitudes et énergies augmentées. Notre cycle menstruel est un flux naturel à travers de ces jours avec les pics d’efficacité, de motivation et de productivité fluctuants. Le secret pour maintenir ses résolutions de Nouvel An est de les commencer au moment optimal.

Idéalement, le meilleur temps pour commencer un nouveau projet est la période dans laquelle nous avons beaucoup d’énergie physique et de persévérance, de détermination, de confiance en soi, d’optimisme et d’assurance. Nous avons également besoin d’excellentes capacités mentales pour la planification et pour gérer plusieurs tâches à la fois, d’être capable de garder notre motivation à l’aide de notre vision du succès. Tout cela nous permettra de maintenir le cap au moment de devoir surmonter les difficultées initiales. Toutes ces énergies, compétences et aptitudes sont à notre disposition dans la phase la plus active de notre cycle, la phase dynamique, c’est à dire dans les jours qui suivent les menstruations et précèdent l’ovulation.

Si cette période est la période optimale pour entamer de nouveaux projets, quelle est la pire? La période la moins favorable est la phase prémenstruelle qui se manifeste par le niveau déclinant d’énergie et les capacités de clarté  et de prouesse mentals, par une sensitivité émotionnelle amplifiée, par un surplus de pensées critiques et d’émotions négatives qui sont capables de détruire un projet avant même que celui-ce ne commence.

De façon similaire, la période des menstruations n’est pas non plus un moment idéal pour se lancer dans quelque chose de nouveau car notre niveau d’énergie physique et mentale est très bas, nous avons très peu d’endurance, de motivation et nous disposons de minimum d’enthousiasme.

Alors qu’en fait-on, chères femmes ?

Si vous n’arrivez pas à tenir vos résolutions, rassurez-vous, rien n’est perdu. Attendez tout simplement à peu près le septième jour de votre cycle menstruel et recommencez. Décidez que vous allez utiliser la semaine qui suit pour la planification et l’organisation de tout ce dont vous avez besoin pour vous soutenir le mieux possible dans le processus de la réalisation de votre résolution et commencez à ce moment-là plutôt qu’attendre les phases suivantes de votre cycle quand vous n’aurez plus autant d’énergie.

Si vous réussissez à faire la bonne action au bon moment, vous allez y exceller.

Si vous voulez mieux organiser votre temps dans le Nouvel An, vivez avec votre cycle.


Source https://www.cyklickazena.cz/novorocni-predsevzeti
Text (C) 2009 Miranda Gray/traduction en tchèque 2011Šárka Kotvalová a  Dana-Sofie Šlancarová/traduction en français 2019 Lenka Zajacová

photos: pexels, pixabay

Que la lumière naisse…

Au moment du solstice d’hiver, tout un processus parvient à son accomplissement, qui s’est poursuivi, durant des mois, dans un profond silence. En même temps que la lumière du soleil diminue, l’âme humaine se retire de plus en plus de la plénitude de la lumière et de la chaleur de l’été, pour rentrer en elle-même.
En automne, l’équilibre entre lumière et obscurité représente un seuil et, au moment le plus sombre de l’année, une lumière intérieure cherche à briller.
 Cette période de l’année représente la fin et en même temps un nouveau début, une nouvelle naissance. C’est l’espace entre la mort et la vie. Le vide, le silence, l’espace infini…
Cette période nous apprends à ralentir, à nous arrêter, à écouter et à nous poser avec la nature qui est en repos. Cette période nous aide  à trouver notre centre, un soutien pour nous-mêmes qui arrive de l’intérieur de nous, indépendamment de ce qui se passe autour de nous. Une ancre, le point où nous nous sentons totalement en paix, remplis de certitude, de confiance, sereins. Un point dans lequel nous pouvons nous détendre et nous reposer. C’est un temps pour la réflexion, la méditation, les balades contemplatives, des rêveries. Pour ne rien faire et juste être. Des qualités qui nous manquent cruellement à notre époque et dans notre société.
 Dans cette plus grande obscurité extérieure, nous avons chacun la possibilité de faire briller notre lumière intérieure. Nous pouvons retrouver l’étincelle d’Esprit, la source de notre force intérieure, la force qui nous permet de faire face à l’obscurité qui nous entoure. L’enfant lumière nait en nous. Nous qui sommes nés  physiquement, nous devons naitre aussi spirituellement, dans l’Esprit. Car nous avons tous en nous l’enfant divin, une étincelle de la lumière divine, de la conscience universelle qui peut, qui doit naitre de la Vierge – notre âme pure – pour qu’on devienne ce que nous sommes essentiellement: des êtres spirituels.
Le moment est propice pour faire ce travail sur soi, un travail qui ne peut s’effectuer qu’à partir de la paix intérieure, dans des moments de calme que nous avons réussi à arracher à l’agitation du quotidien.
 Le sens du solstice d’hiver s’explique aux nombreux niveaux.  Mais au centre-même de toutes les interprétations est la naissance du Soleil, aussi bien du point de vue universel que du point de vue personnel. Le solstice est, dans beaucoup de traditions, la date de naissance des déités solaires: Ra, Mithra, Odin, Lugh, Jésus…l’enfant divin venu d’une naissance miraculeuse virginale.
Une nouvelle naissance, cela peut être également un moment pour trouver, laisser naitre l’impulsion, la nouvelle étincelle, des nouvelles inspirations qui vont se développer et se déployer graduellement dans la nouvelle année comme le fait la lumière.
 Comment puis-je me connecter aux énergies de ce moment de l’année?
  • Je fais une balade dans la nature en pleine conscience de ce qui m’entoure. Je sens le froid me revigorer, je m’empreigne du silence qui règne, consciente que à l’extérieur tout est ralenti, endormi mais à l’intérieur la vie continue.
  • Je m’accorde des moments de contemplation et de silence avec moi-même. J’acueille les questions qui émergent, j’en profite pour faire le tri à l’intérieur de moi.
  • Je m’accorde une relaxation avec une visualisation qui me permet de me reconnecter avec ma force, mes ressources intérieurs.
  • Je me réuni avec d’autres femmes pour célèbrer, marquer ce moment de passage dans la roue de l’année.
  • Je essaie de créer une atmosphère hygge – un sentiment de bien-être, une humeur joyeuse et une atmosphère intime et chaleureuse avec des bougies, des tisanes chaudes, une bonne pâtisserie de Noël, un jeu de société avec ma famille, un bain chaud. Simplicité, quiètude, proximité.

Pourquoi l’utérus?

L’utérus est le centre féminin de la force. L’utérus de la femme et ses énergies cycliques influencent sa façon de penser et de percevoir le monde.

Il change nos émotions et nos ressentis,
il change nos énergies créatives et les énergies de notre corps,
il change nos besoins, nos envies et nos désirs,
il change nos énergies sexuelles et spirituelles.

Tout cela affecte nos relations, influence notre travail, notre vie quotidienne, nos buts et nos rêves.

Il n’y a rien dans ce monde qui ne serait pas influencé par l’utérus.

Miranda Gray

Dans le monde moderne, il y a tant de choses qui nous déconnectent de notre féminité et cela laisse nos énergies arides, endormies ou refoulées. Cela n‘est guère surprenant que nos utérus et nos cycles sont en train de crier de détresse et de douleur en nous demandant de les reconnaitre. De reconnaitre leurs énergies, de les accepter, de les aimer et de les exprimer dans le monde. Quand nous nous battons contre nos corps et les énergies qu’ils possèdent, nous nous battons contre notre propre nature en tant que femmes.

Reconnaître et se reconnecter avec notre utérus, que ce soit via la bénédiction de l’utérus, la danse, les visualisations ou le travail conscient avec notre cycle menstruel nous aide à nous reconnecter à qui nous sommes en tant que femmes et à nos énergies féminines.

Cela nous aide à devenir centrées, nous apporte la sérénité, la conscience de notre nature féminine et de la force. Cela peut également nous permettre de prendre conscience qu’il y a une autre façon de vivre la vie, une façon qui est beaucoup plus en accord avec notre nature féminine.

L’utérus est aussi la demeure de l’âme féminine. De nombreuses femmes qui sont déjà sur le chemin du développement personnel et spirituel se sentent toujours déconnectées et impuissantes parce qu’elles ne comprennent pas l’importance de l’utérus en tant que le centre.

Quand ce centre-utérus est énergisé cela nous apporte la tranquillité. Nous devenons ancrées, plus conscientes de notre force et de nos dons et cela aide nos cœurs à s’ouvrir.

Je vous invite vivement à rejoindre tous ces milliers de femmes à travers le monde qui marchent sur le chemin de l’éveil à leurs énergies féminines. Vous pouvez le faire par exemple via les ateliers que nous proposons ou en vous offrant une Bénédiction de l’Utérus individuelle, accompagnée d’un Soin de l’Utérus.

Vous pouvez également participer à la Bénédiction Mondiale (gratuit, de chez vous avec les instructions qui vous sont envoyées). Il suffit de vous enregistrer à  www.wombblesing.com .

***

Ce texte est en grande partie la traduction d’une vidéo de Miranda Gray intitulée „Why the Womb?“ qui est librement disponible sur Youtube.

J’adore être vierge.

Je vois déjà vos sourcils se lever et je vous rassure tout de suite : je ne fais que parler du fait d’être dans cette merveilleuse partie de mon cycle où je me sens pleine d’énergie, capable de tout (et même de plus).

Ce sont les jours où j’ai l’impression d’avoir huit bras, je suis au taquet, les tâches défilent et sont adressées avec légèreté et efficacité. Dans ce moment particulier de mon cycle, j’ai besoin de beaucoup moins de sommeil, les petits problèmes du quotidien qui se dressent sur mon chemin ne me pèsent pas trop. Je me sens centrée, organisée, j’arrive à planifier pour les semaines à venir. J’aime voir les gens et leur parler. Et en plus je me sens belle et radieuse. 

Il est vrai qu’en ces mêmes jours tous ceux qui n’arrivent pas à suivre mon élan, mon énergie physique et ma rapidité mentale ont tendance à m’irriter.  Mais cette irritation ne dure pas et, tel un papillon, je passe vite à autre chose et c’est un peu « tant pis pour eux ».

Bref, c’est une période des possibles, de confiance en soi, une période où j’arrive à faire énormément de travail en très peu de temps et à faire avancer les choses.

Ce dont je vais vous parler pourrait être appelé le management cyclique.  Et cette phase où notre énergie physique est à son apogée et où nos capacités mentales sont définies par la clarté, rapidité, efficacité, s’appelle la phase pré-ovulatoire ou, pour lui donner un nom plus poétique la phase de la Vierge ou de la Jeune Fille. Elle vient, en général, 1 semaine après le premier jour de vos menstruations et dure à peu près 7 jours.

Celles qui sont familières avec les livres de Miranda Gray La Lune Rouge ou La Femme Optimale mais également celles parmi vous qui viennent danser aux séances de Loona Dance, vous savez que la Vierge incarne les qualitées et les capacités telles que la joie, l’allégresse, le dynamisme, l’élan et l’envie d’agir. 

La phase pré-ovulatoire vous permet de cultiver votre côté Jeune Fille, peu importe votre âge.

Quels sont les bénéfices dans le quotidien si vous apprenez davantage sur votre nature cyclique et ses différentes phases?

Selon cette vision du cycle menstruel, les femmes voient leurs aptitudes sociales, mentales, physiques, émotionnelles et spirituelles fluctuer au cours de leur cycle. Nous passons ainsi par 4 phases successives, durant lesquelles nos énergies diffèrent significativement, de telle sorte que nous incarnerions en quelque sorte une femme distincte à chaque fois.

Au cours de votre cycle, vos besoins et vos envies changent. Votre énergie et votre niveau de fatigue changent. Votre capacité d’être là pour les autres change. Votre niveau d’irritation vis-à-vis de vos enfants, de votre partenaire, du degré de désordre dans votre maison change. Votre ouverture au monde change. Votre capacité de contempler et de se questionner change. Et j’en passe.

On reproche souvent aux femmes d’être instables, changeantes, imprévisibles. J’ai une bonne nouvelle: c’est vrai et c’est magnifique ainsi. La femme est cyclique, l’homme est linéaire. La femme a ses quatre saisons et est aussi imprévisible que la nature.

Fortes de cette connaissance, vous pouvez comprendre pourquoi la même chose qui vous fait sauter de joie un jour (votre partenaire vous propose une sortie avec des amis), ne vous enchante pas du tout deux semaines plus tard (fous-moi la paix avec ça, je veux me blottir contre toi dans le sofa et regarder un film romantique) .

Pour ma part, le plus grand changement que j’ai pu constater est:  j’ai arrêté de culpabiliser. Au lieu de fondre en larmes à chaque fois qu’une situation ou une tâche me paraissent comme une montagne insurmontable, j’ai appris à accepter que c’était comme ça pour le moment, sachant pertinemment que cette impression n’allait pas durer.  

Au lieu de m’auto-flageller que je suis une mauvais mère (les jours où je  n’ai tout simplement pas envie de devoir m’ocupper de ma famille et tout ce que je veux est de me cacher dans mon lit et bouquiner), j’apprends à communiquer mes besoins à mes proches. Et je compense pendant un autre moment de mon cycle où je sais que j’aurai plein d’amour et d’attention à leur donner et où je m’occuperai d’eux avec plaisir.

Notre cycle menstruel peut nous servir comme une  boussole dans notre paysage intérieur changeant. Une boussole ? Et comment!

Imaginez, à quel point votre vie deviendrait plus facile si vous saviez dire à l’avance

  • quels jours vous allez être au top de votre énergie physique et mentale,
  • quels jours un rien aura tendance à vous agacer,
  • quel est le moment idéal pour prendre soin de vos relations,
  • quelle est la période optimale pour organiser, arranger, planifier,
  • à quel moment vous risquez être super critiques (ce n’est pas le moment de vouloir régler des choses avec votre partenaire, par contre pour le rangement et le tri sans pitié, allez-y.)

Comment faire? Commencez par vous observer. Créez un petit journal de votre cycle menstruel  et observez, jour après jour, comment changent les éléments suivants :

le niveau de fatigue,
la concentration,
la créativité,
l’envie d’être avec les gens,
les pensées (leur direction, leur contenu)
les émotions (leur puissance, leur nature),
les envies sexuelles,
les envies culinaires

bref, toutes ces choses (capacités, aptitudes) qui changent et ne restent pas constantes d’une semaine à l’autre.

Faites cela pendant 4 mois (4 cycles pour être exacte) et ensuite comparez tous les Jours 1 des 4 cycles, tous les Jours 2 etc. entre eux, le J1 étant le premier jour de vos règles. Je vous parie que vous allez trouver des schémas qui se répètent.

Vous allez comprendre votre rythme intérieur et prévoir quand seront vos moments optimaux pour toutes ces différentes choses qui demandent notre attention en tant que femme, mère, épouse, amie, fille, collègue et je ne sais encore.

Appliquée à la vie de tous les jours, cette connaissance de soi et le respect de vos énergies vont vous conduire vers une vie plus harmonieuse dans laquelle vous allez avec le courant de votre féminité plutôt que de nager contre lui.

Devenez consciente de la façon dont vous vivez votre cyclicité et fière d’être si magnifiquement variée. Profitez de chaque période du cycle pour cultiver les énergies qui lui sont propres, laissez s’exprimer les 4 femmes en vous.

Et dans quelque temps, regardez la femme que vous êtes devenue. Plus radieuse, sûre, centrée en elle même et ancrée. Une femme source.

Le temps de rien

Ce mercredi, une des fêtes les plus importantes de la roue de l’année nous attend. Ce qu’aujourd’hui nous connaissons sous le nom de Toussaint n’est qu’une version chrétienne d’une fête bien plus ancienne, la fête de « Samhain » qui démarquait le nouvel an celte.

On dit qu’en ce moment de l’année le portail entre les mondes s’entrouvre ou que le voile qui sépare le monde physique et le monde spirituel devient très fin.

Tout comme les forces de la vie se retirent dans les racines, nous aussi nous pouvons nous connecter avec nos racines et nous accorder un moment pour honorer nos ancêtres.

Nous allumons des bougies pour envoyer nos pensées, notre amour et de la lumière aux défunts mais aussi pour nous rappeler que même dans les journées les plus obscures notre lumière intérieure ne cesse de briller.

Ce moment se prête particulièrement bien aux contemplations sur notre propre mortalité et sur la loi de la nature que dans ce monde chaque chose a sa fin et rien n’est permanent. Pour permettre à quelque chose de nouveau de naître, ce qui est vieux, ce qui ne sert plus doit mourir.

Observer la nature, nous connecter avec les forces de la destruction et de la décomposition qui, en cette période, sont omniprésentes, peut nous conduire à un vrai lâcher-prise et à la confiance en la vie. Malgré la mort, la vie continue et ce sont uniquement  ses formes qui naissent et périssent.

La période entre le 31 octobre et le 21 décembre est une période de rien, de gestation, de silence. Une pause entre deux mondes, une apnée dans le souffle de vie. Le défi de la saison est d’atteindre, à l’intérieur de soi, cet endroit de calme et d’exister, tout simplement, là où nous sommes.

« C’est ici que nous écoutons les voix dans le feu qui grésille, la pluie et le vent. L’énergétique fondamentale de la saison est la force de vie qui se retire en elle-même pour se reposer jusqu’au renouveau. Nous entrons dans la saison sombre de l’année pour rêver et se souvenir avant de commencer à entamer notre retour après le Solstice d’Hiver. » [1]

Les forces actives dans la nature dans cette période de l’année sont représentées par l’archétype de la Vieille femme, de l’Ancienne. Elle peut paraître cruelle puisqu’elle apporte et donne la mort mais elle est profondément  sage. Elle nous montre nos ombres, les parties de nous que nous préférons ne pas voir et qui, par conséquence, agissent dans notre inconscient.

L’Ancienne nous demande de déposer nos masques, de parler à nos ombres et nos peurs et d’avoir le courage de laisser mourir nos idées de nous-mêmes et de nous accepter tels que nous sommes, ne jouer à rien et d’être vrais.

Pour vous relier aux énergies de la saison et afin de cultiver les capacités que l’Ancienne apporte et éveille en chacun de nous, vous pouvez créer des moments où vous serez pleinement conscients de ces processus dans la nature, dans votre vie et dans votre âme. Voici quelques propositions pour vous accompagner dans cette période de transition:

  • Allumez une bougie sur votre autel saisonnier ou à la fenêtre en l’offrant à ceux qui ne sont plus parmi nous. Vous pouvez prononcer leurs noms et parler avec eux dans votre cœur. Vous pouvez créer un petit autel pour vos ancêtres et leur remercier pour le cadeau de la vie qu’ils vous ont offert. Vous pouvez également leur demander le soutien – souvenez-vous,  ce sont eux vos racines et les racines tiennent et donnent la stabilité à chaque arbre.
  • Créez un petit feu dans votre jardin, avec, par exemple, une petite mandala de saison autour du feu et ensuite y brûler des petits papiers sur lesquels vous avez noté ce que vous souhaiteriez de transformer.
  • Asseyez-vous au coin du feu et demeurez un instant dans le silence, dans la solitude. Vous pouvez réexaminer l’année qui est passée. Qu’est-ce que je laisse derrière moi et qu’est-ce que je prends avec moi ? Quelles sont les leçons que j’ai apprises ? Si je devais mourir maintenant, est-ce que tout est clôturé où ai-je  des choses à terminer, à régler ?
  • Créez un masque avec des feuilles et des fruits. Il symbolise  tout ce qui n’est pas le vrai vous. Ensuite, brûlez-le avec tous les mensonges que vous vivez et que ce masque représente.
  • Dansez une danse de la terre, au rythme régulier des tambours et avec des mouvements qui, pour vous, représentent la terre, la stabilité, les racines, l’ancrage, les ancêtres. Voici deux propositions musicales:
  • https://www.youtube.com/watch?v=PxlLGTZkyjc
  • https://www.youtube.com/watch?v=MIqVg8CM1Gg

 

[1] Rituels féminins, mystéres féminins, 2006, Ruth Barret

 

L’automne est là…

L’Equinox, un moment important dans la roue de l’année. La lumière et l’obscurité sont, pour un bref moment, présentes de façon égale, la balance des énergies est en équilibre.

A partir de ce moment, l’obscurité commence à prendre de plus en plus de place. Autour de nous, en nous. Sur l’hémisphère nord, les journées s’assombrissent, l’activité, l’exubérance et l’effervescence de l’été feront place à un besoin grandissant de se retirer, de se replier sur soi-même.

Le sentez-vous? Comment votre âme réagit-elle à l’arrivée des courtes journées pluvieuses remplies de chant étrange de rafales d’automne?

Chaque année, je me sens invitée à descendre, graduellement, dans ma propre obscurité, à l’explorer, à la reconnaître et à honorer ses dons. Vous vous êtes déjà posé la question quels sont les dons de l’obscurité? Quels sont les dons de cette partie de l’année?

Chaque année, avec l’arrivé de l’automne je deviens, tout comme la plupart de gens que je connais, en quelques sorte plus introvertie. J’ai moins envie de sortir de chez moi et des questions, tout plein de questions surtout d’ordre existentiel, émergent en moi de façon plus insistante. Beaucoup plus qu’en été, je passe de longs moments en compagnie silencieuse de mes questionnements et mes réflexions, parfois au coin du feu, parfois en balade solitaire.

Je m’ouvre à la rencontre avec l’obscurité et je sais que les démons et les ombres ne seront pas loin. Au moment de l’Équinoxe, la question à me poser, le défi à relever est:

Vais-je savoir trouver suffisamment de lumière en moi pour traverser la période sombre de cette moitié de l’année, pour regarder mes ombres en face et savoir écouter ce qu’elles ont à m’apprendre?

Où dans mon âme est logé le feu et la lumière qui m’aideront à traverser la nuit, à me réchauffer et à me remonter le morale?

Aurai-je assez de courage pour laisser s’achever, partir ou même mourir certaines choses, et ceci avec sérénité, gratitude et en confiance que c’est ainsi que cela doit se faire?

Pendant les quelques semaines à venir, prenez le temps d’achever vos conserves, de sortir vos habits chauds et de prendre note des forces de la destruction qui se mettent en action et accompagnent le froid, la pluie et le vent. La nature nous invite à nous préparer pour ralentir, pour nous reposer et pour nous rencontrer nous-même .

Profitez de cette période de l’année pour remercier la lumière, le Soleil de vous avoir accompagnés, réchauffés, d’avoir nourri les fruits et les légumes de votre potager, réel ou celui de votre âme, et d’avoir insufflé la force et le feu vital aux grains de tous vos projets, rêves et démarches semés au printemps.

Remerciez pour votre récolte personnelle, pour l’abondance dans votre vie sous toutes ses formes et remplissez votre coeur de gratitude. C’est elle qui va pouvoir vous servir de torche dans les moments les plus noirs de l’année.

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Pour vous connecter à l’esprit de la saison, je vous propose la visualisation suivante (et une petite idée pour la musique). Tout d’abord, lisez le texte tout en créant et fixant les images de la visualisation et leur ordre, comme si c’était une histoire. Ensuite, mettez la musique de façon à ce qu’elle ne fasse que vous accompagner sur votre voyage sans trop prendre le dessus et commencez.

Installez vous confortablement, assise ou couchée, au calme, avec les lumières tamisées. Prenez quelques profondes inspirations que vous dirigez vers le bas de votre ventre. A chaque inspiration, votre ventre se soulève, à chaque expiration il se rétrécit. Tout en observant ce va et vient du souffle, vous continuez à respirer calmement.

Après quelques instants passés à respirer paisiblement, vous visualisez votre utérus. Avec chaque inspiration dans le ventre vous vous connectez davantage avec lui, votre matrice, votre centre de force et de créativité. Vous voyez à présent que votre utérus ressemble à un arbre avec deux branches principales et un feuillage magnifique de couleurs d’automne. Vous laissez grandir l’Arbre Utérus devant votre regard intérieur. Ses branches s’élancent vers le ciel, ces racines descendent dans les profondeurs de la Terre.

Observez le un instant. Vous réalisez que vous et votre Arbre êtes au milieu d’un jardin, avec un potager, un verger, un coin sauvage, peut-être un ruisseau. Entendez le bruit du vent dans le feuillage, sentez ce même vent caresser vos joues, souffler dans vos cheveux et vêtements. C’est une journée d’automne et partout où vous regardez il y a des fruits et des légumes.

Vous soulevez le panier qui se trouve au pied de votre Arbre Utérus et vous allez marcher dans votre jardin. Vous cueillez un peu de tout… Peut-être y-a-t il des légumes qui manquent? Les sémences n’ont pas pu germer ou peut-être vous n’en avez pas semés. Peut-être vous trouverez un fruit qui est déjà trop mûr, ou même pourri…ramassez-le et mettez le sur le tas de compost qui se trouve non loin de vous avec la conscience qu’il va devenir la nourriture pour la prochaine récolte. Continuez votre petit tour du jardin…observez…cueillez.

Retournez lentement près de votre Abre. Vous vous apercevez qu’il porte, lui aussi, des fruits. Etrangement, ce sont des fruits de toutes sortes de formes et de couleurs. Cueillez-en quelques-uns et mettez les dans votre panier.

Votre panier bien garni, asseyez vous au pied de votre Arbre. Vous pouvez appuyer votre dos contre son tronc et sentir sa présence, sa force. Contemplez votre récolte et souriez à tous ce que la Vie vous a apporté cette année. Plus vous souriez, plus votre coeur se remplit de gratitude et de joie. Savourez cette sensation dans votre poitrine. Inspirez la et envoyez la vers vos mains, vos pieds, votre tête comme si vous vouliez inonder chaque cellule de votre corps de cette sensation douce et bienveillante. Dites vous, à haute voix ou silencieusement: “Merci. Merci pour…”.

A présent, doucement, vous laissez partir l’image de votre Arbre Utérus. Vous retournez votre attention vers votre corps, vous reprenez conscience de votre respiration.

A votre rythme, vous revenez ici et maintenant. Vous commencez à bouger vos doigts et vos orteils, vous vous étirez…et quand vous êtes prêtes vous ouvrez les yeux.

 

La Bénédiction Mondiale de l’Utérus

Dans deux jours, le 26 août, la pleine Lune va une fois de plus envelopper la Terre de sa lumière argentée. A cette occasion, une nouvelle Bénédiction Modiale de l’Utérus aura lieu.

Cinq fois par an, aux cinq pleines Lunes de qualités différentes, des femmes du monde entier se réunissent, en personne ou en esprit, pour partager un moment privilégié de reconnexion avec elles-mêmes, avec la femme sacrée, la Déesse qui vit en chacune d’entre nous.

Cet événement est connu sous le nom the Worldwide Womb Blessing© (la Bénédiction Mondiale de L’Utérus) et vous pouvez y participer aussi bien dans un groupe organisé par une Moon Mother que dans un petit groupe d’amies ou encore toute seule, dans le confort de votre maison ou à n’importe quel endroit (calme) choisi.

A l’heure indiquée, après une méditation commune, vous allez recevoir, à distance, pour une durée de 20 minutes, la bénédiction. En silence, connectées à l’énergie du divin féminin qui coule vers vous et qui remplit, nettoie et bénit votre centre de femme (la région de l’utérus), vous pouvez en même temps être consciente de toutes ces autres femmes sur les 5 continents qui sont en train de faire la même chose. Chaque année, leur nombre augmente, allant jusqu’à 185 000 au mois d’avril 2018.

Entre autre, ce lien invisible de sororité dissout des blocages, soigne des blessures et renforce le centre énergétique (la région de l’utérus) non seulement chez chaque participante mais également dans l’inconscient collectif des femmes.

Personnellement, je vis ces moments comme quelque chose de très précieux, presque magique.  Cela me touche de savoir qu’autant de femmes, de tous les âges, races et milieux sociaux, tournent leur attention vers leur temple sacrée et l’honorent avec une attention bienveillante. J’estime que c’est un pas énorme pour le monde, pour nos sociétés quand les femmes deviennent de plus en plus conscientes de la nécessité de créer une nouvelle façon de voir leur corps de femme, de vivre leur féminité.

Et je ne pense pas que ce n’est là que du « bla bla » ésotérique, totalement déconnecté de la réalité. Bien au contraire. Plus il existe de femmes qui disent un « oui » ferme et sincère à tous les aspects de leur féminité, qui refusent de se laisser définir en tant que femme par leur culture, l’éducation ou leur religion, qui apprennent à reconnaître leur vraie force, à devenir ancrées, rayonnantes, chacune honorant son entourage de sa propre vibration, de son propre don, plus le monde et la Terre auront une chance de guérir.

Car si un suffisamment grand nombre de personnes investi leur énergie, leurs pensées, leur intention et leurs prières dans la même direction, la x-ième femme fera finalement pencher la balance.

 

Chaque femme qui marche avec pleine conscience sur son chemin de féminité et qui cherche avec tout son cœur à vivre qui elle est vraiment, contribue au changement de ce monde pour le mieux.

Ces femmes-là inspireront et élèveront, en tant que mère, tante, grand-mère, enseignante ou autre, une nouvelle génération de femmes et d’hommes dont la relation mutuelle sera basée davantage sur la compréhension que le féminin et le masculin doivent être connus, honorés et respectés au même degré.

Seulement la coopération entre ces deux qualités qui se complètent en création et non pas le combat qui mène à la douleur et à la destruction est la réponse à tant de questions brûlantes de notre époque.

Pour revenir à la Bénédiction de l’Utérus, j’y serai avec mon cœur et mon âme, ce dimanche le 26 août à 19h prête à recevoir en tant que femme et aussi à donner, en tant que Moon Mother. Je vous invite chaleureusement à me rejoindre, en esprit (et bientôt, pour les prochaines Bénédictions, aussi en personne), en vous enregistrant sur le site www.wombblessing.com. Cliquez sur le drapeau français et suivez tout simplement les instructions. Il est encore temps de vous inscrire.